Selon la légende, le moine irlandais fut emporté en mer puis miraculeusement sauvé avant de fonder ici, dans le sable, sa petite chapelle. La croix celtique de Saint Piran, haute d’environ deux mètres cinquante, servait déjà de repère lorsqu’elle fut mentionnée dans la charte du roi Edgar en 906.
C’est ici aussi, raconte la tradition, que Saint Piran découvrit le secret de l’étain : sur sa pierre de foyer, un flot de métal blanc surgit soudain de la roche noire. De cette image naquit le drapeau des Cornouailles: une croix blanche sur fond noir. Ainsi Piran devint non seulement le protecteur des mineurs d’étain, mais aussi celui de toute la Cornouaille, une terre qui reconnaît encore aujourd’hui son âme dans ce symbole.